samedi 23 décembre 2017

20 décembre 2009




Comme une eau de rosée trop vite évaporée,
 Portant l' ample reflet des vastes sycomores,
 Avant d' être absorbée au ciel, bue par l' aurore,
 Abandonne un calice floral éploré,

 Tu étais en bourgeon le jardin d' Arcadie,
 L'âge d' or sommeillait en tes formes graciles,
 Le paradis perdu d' eldorados faciles
 A dû capituler face à la maladie.

 Pour orner l' univers d' une étoile de sang,
 Le don sacrificiel d' une existence en germe
 Aux soifs de renaissance a apposé le terme,
Irradiant nos coeurs d' un mal incandescent.

 D'un baume lacrymal comme un martyr sois oint,
 Qu' au grand livre de vie ton nom l' on reconnaisse,
Fais valoir entre tous un juste droit d' aînesse,
Roi d' un monde où mon être aimanté te rejoint.



6 commentaires:

  1. C'est du Mallarmé pour la puissance ! Et cela me rappelle ses tombeaux...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le maître hermétique et mystique! Je suis sa disciple posthume, mais sans doute m'aurait-il reniée...

      Supprimer
    2. Reniée ? Il t'aurait chevauchée !!!

      Supprimer
    3. J'avoue que je n'aurais pas crié au harcèlement! On marche sur la tête, ne crois-tu pas?

      Supprimer
  2. Navré.

    Mais après (jolie) lecture, j'efface de ma mémoire car trop sombre à cette époque de solstice, de renouveau :(

    Mais meilleurs veux quand même ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as bien raison, efface! Je t'en ferai un plus joli et bien sensuel pour toi et pour les fâcheux qui n'aiment pas le libertinage.

      Supprimer

Lâche toi de toute façon tu es modéré...