dimanche 10 septembre 2017

sept ans c'est tant...





Survivrons-nous, crois-tu,à l'âge de raison?
La crise, paraît-il, le démon de l'usure,
Un poème trop long sans rime ni césure,
Temps de fleurs ou de pleurs? Quel cycle de saison?

Parce qu'il faut durer, dans l'instant, dans l'intense!
Garderas-tu la foi en ce qui nous cimente,
Quand seules l'heure et la ride jamais ne mentent,
Restons les balanciers comblant le vide immense.

Je tremble à cette idée que tu ne sois plus là,
Bruissant d'envie, de rêve,ivre de l' avenir,
Oublieux des hiers pétrifiés en menhirs,
De ma mélancolie seras-tu jamais las?

 Ton sang bouillonnant de vie sans fin me rassure,
Ta précieuse voix articule les mots
Colorant notre histoire ainsi que des émaux,
Aventure embellie sans tache ni fissure.

L'impermanence de l'être , effroi de toujours!
Fige notre alliance, nimbée d'au-delà,
O doigt de l'éternel qui nos corps modela,
Et façonne notre âme avec le même amour.