lundi 17 avril 2017

Reste,je t'en prie reste!




Signac, Antibes.

Si un soir tu reviens en ce jardin brouillé,
D'herbes dérangées en broussailles de garrigue,
Parmi les citrons verts, les oranges, les figues,
Ignore le passé, ne va pas trop fouiller.

Au coeur des mimosas l'or des anciens repose,
Sous la pierre se lit la sueur des artisans,
Là l'âme de nos pères se sculpte en gisants
Dans les grands oliviers,un arbre prend la pause;

Comme un cadran solaire aux flèches désarmées,
Une horloge éborgnée, une cloche alarmée
Qui tinterait en vain car privée de grelot...

Ce jardin fige en lui mes années les plus vierges;
C'est un lieu de sursis qui consume les cierges
En cires endeuillées de peurs et de sanglots.


18 commentaires:

  1. Tes années vierges je n'ose imaginer...Toujours belle plume la galinette, j'aime toujours autant tes rimes énigmatiques ;) Ici, ça sent bon la côte d'Azur, et si on allait faire un tour à Vallauris ? Besos ♥

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    1. Cela demande un drôle d'effort de mémoire en effet! Quel impertinent ce pirate! Je suis allée admirer les poteries , le château de Picasso, les Chagall à Nice, le s Canavesio à Peillon, j'ai dû t'apercevoir, je crois bien t'avoir vu.Là où se trouve le soleil et la création, tu restes toujours un peu.

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  2. C'est marrant, ce poème me rappelle celui de Verlaine intitulé "Après trois ans".

    Tu es d'humeur bucolique, dis donc, avec le printemps, tu nous amènes en un beau jardin, mais avec toi la fraîcheur du printemps ne va pas sans quelque amertume...

    En tout cas, ça m'a plu !

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    1. Alors là bingo! Tu m'impressionnes! Celui qui me connaît par coeur m' a accusée de réminiscence saturnienne.Comme je connais ce poème par coeur et que j'écris toujours en transe dionysiaque j'ai sans doute plagié inconsciemment.Et pourtant j'étais dans ce jardin d'Antibes auprès de mon oncle de 89 ans qui fut le témoin de toutes les étapes de ma chaotique vie, je ne pensais pas être sous influence!

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    2. J'aime bien ce poème et le connais bien aussi c'est pour ça. Une "chaotique vie", tu m'intéresses ! Une VRAIE vie quoi...

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    3. Mais oui , on s'intéresse parce qu'on est vrais, j'aime tes textes parce que tu n'es pas non plus quelqu'un qui triches.

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  3. Ah! Baudelaire n'écrirait pas mieux! Même dans la nostalgie de tes vieux rêves, ton jardin te tend ces bras, qui eux n'oublient pas. Merci Isabelle pour ce poème qui dessine ton coeur palpitant et chaud. Bises

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    1. Je t'embrasse Bizak, tu es si tendre et lumineux, le monde est trop vide de personnes à ton image, sans rancune et au dessus des haines.

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    2. Et moi, tu ne m'embrasses pas ?

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    3. Mais si abruti, mais nous on se ressemble, on est des chiens qui aboient à la lune sans mordre, je t'embrasse mon petit husky!

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  4. D'autant plus beau, qu'enfin, tu te diriges vers la simplicité...il mériterait comme le poème "Septembre" d'e^tre mis en musique par Barbara...
    Voici Gribouille, une divine chanteuse et auteur qui allait droit au but !
    https://www.youtube.com/watch?v=z0IyDIe5i9c

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  5. "Mais oui , on s'intéresse parce qu'on est vrais, j'aime tes textes parce que tu n'es pas non plus quelqu'un qui triches."
    "tricheS" ? cela s'accorde avec le tu ou avec "quelqu"un"?
    Bon, tu me bigophones quand ? C'est bien beau les blablas !

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    1. Tu m"as fait connaître Gribouille et je l'ai adorée! J'ai mis du Polnareff parce que je viens de perdre ma tante adorée, femme de mon père de coeur, et qui s'appelait Marie Paule, c'est une affaire de consonances et tant pis pour les accords approximatifs, bises mon re bêle.

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    2. Ns sommes à l'âge où ns perdons nos proches...ça !!!

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  6. Je ne savais pas que vous aviez des liens avec les Alpes-Maritimes. Je reconnais tous les végétaux que vous citez, c’est un pays qui m’a marqué sans doute à jamais. J’ai longtemps rêvé solitaire sous les oliviers… Mais de tous les fruits méditerranéens, l’amer fruit du souvenir est en effet peut-être le plus marquant.

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    1. Cher Laconique, la Provence est ma patrie, toutes mes racines s'y trouvent, j'ai pour cela étudié les troubadours , lou felibre jusqu'à la pastorale Maurel et je connais par coeur Mireille de Gounod.Lou souleou mi fa canta la ploue mi fa caga mais je survis en Seine et Marne...

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    2. Pour moi, Mireille, c'est Mathieu, point-barre, même pas l'aigrelette du petit conservatoire.

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  7. Depuis un moment, tu simplifies ton écriture, et tu atteints, ta véritable dimension : le grandiose. je t'aime...
    PS : orfeenix17 mai 2017 à 05:36

    "Moi je ne cliquerai pas sur cet article de merde, ce sont les Lumières qui ont chassé le seul obstacle à cette république viciée dans l'âme, une monarchie catholique, et les ennemis du seul Dieu, qui a suscité les Croisades et qui a traité les Juifs de sépulcres blanchis, font le lit de ce qu'ils s'imaginent dénoncer."

    PS :
    lbg lbg17 mai 2017 à 08:07

    @Orfeenix...ah, ah, ah...j'ai ri...tu es la seule que j'accepte d'avoir ce type de réaction. Tu m'appelles quand, au fait ? LA SITUATION EST GRAVE...TRÈS GRAVE..

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Lâche toi de toute façon tu es modéré...