dimanche 19 mars 2017



Gustave Moreau

Contribution au carême


Quand j’en aurai fini de cette comédie,
Quand ce masque figé aura rendu son âme,
Le  cœur vidé de sang, les yeux privés de flamme,
Quand la langue murmure d’humbles psalmodies ;

Oubliée la parade aux piètres pantomimes,
La révérence outrée aux tristes roitelets,
Les trésors rutilants soudain si maigrelets
Qu’un appétit mourant en vain parfois ranime.

Alors je l’oserai, ce trop sincère aveu,
Du fond de ma misère qu’il n’est qu’un seul Dieu,
En vérité le reste n’est que bavardage.

Il a donné sa vie sans qu’on lui demandât,
Paraphant de son seing le sublime mandat
Qui installe les siens dans la cité hors d’âge.
Jacques Brel A Mon Dernier Repas par jacque_brel

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