samedi 22 décembre 2018



Leighton, L'adoubement.


Pour une fois je voudrais toucher le transparent,
 O toi le translucide, le porte-lumière,
 Porte-parole des vérités coutumières,
Le témoin des erreurs de nos anciens parents.

 Dire tout simplement à la face du monde,
Que je suis amoureuse du seul, le meilleur,
 Des fruits de l’univers le parfait mareyeur
Pourfendant du python au ver le plus immonde.

 Dire comme en chanson avec des mots stupides,
 Que tu es de mon verre un superbe échanson,
 De tant de vers maudits tu payas la rançon,
 De ton sang, de tes sucs dont je suis si cupide.

 Tu m’as apprivoisée moi l’odieuse féline,
 Quand j’allais dépérir en mon antre terrée,
Maculée, grelottante, déchue, atterrée,
 Tu as brandi ton sceptre, ceint de zibeline,

 Et tu m’as honorée en toute royauté.
 Par toi j’ai repris goût à l’or de la prière,
 J’ai oublié le houx, le fiel et la bruyère,
Que l’Enfant-Dieu t’adoube pour ta loyauté.

5 commentaires:

  1. Tu as le don des rimes et du panache pour raconter cet amour du possible, à tel point que lisant ces vers, on se prend à rêver qu'ils nous soient adressés ♥ Hmmm, le fer sur mon épaule et tes jambes à mon cou, voilà ben une autre histoire (je ne sais si le message précédent est passé, aléa jacta est...)

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  2. C'est un tango plus méditerranéen,à Paris, c'est moins joli, bises pirate!

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  3. Je me demande comment tu fus adoubée en retour, si ce n'est par une épée...

    Bonne fêtes de fin d'année à toi !

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    1. Toujours aussi drôle! Bonne année à toi qui j'espère marquera ton retour , tes textes me manquent ainsi que les commentaires du peu Laconique si sympathique!

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Lâche toi de toute façon tu es modéré...