mercredi 9 mai 2018

la coupure




Père Lachaise, Gérard de Nerval.

Où êtes vous , ô morts qui dormez sous la pierre,
Quel triste et lourd secret à la fin vîtes vous?
Vers quelle vérité, ultime rendez-vous,
S'achemine le cours de votre fin dernière?

Vos stèles apaisées grisées de chien et loup
Racontent des destins entre idylle et rapière,
Les dilemmes pesés d'archanges en saint Pierre,
Payés de la monnaie de l'aumône et du clou..

Vos tombeaux assombris de terribles histoires
Vivants gardiens loyaux de vos humbles mémoires,
Enseignent au passant le dédain de l'oubli.

J'aime entendre en ces lieux quelque macabre foire,
Loin du trouble mondain du luxe et de la gloire,
Quand l'immortel pardon toute mort ennoblit.



2 commentaires:

  1. Tu retranscris à merveille l'enseignement, le profond questionnement et l'infinie sérénité et que l'on trouve en ces lieux.

    Moi aussi j'ai toujours aimé flâner dans les cimetières, je pourrais y passer des heures, et rien de morbide là-dedans ; je pense que tout le monde devrait y faire un tour pour s'appesantir un peu et gagner en sagesse.

    Puis Brel c'est la base !

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  2. Mais oui, tu te rends compte, je n'étais jamais allée au Père Lachaise! Je voulais voir Apollinaire, Eluard,Corneille et La Fontaine et par hasard, en tournant le dos à Balzac, je tombe nez à nez avec mon idole, le petit frère Labrunie!Un prochain dimanche, je rendrai visite à Baudelaire, c'est mieux que les repas de famille...

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Lâche toi de toute façon tu es modéré...