mardi 21 mai 2013

Charité désordonnée

Otto Dix

Défunte est la pitié,asséchées les paupières,
Le clochard peut croupir sous un pont lézardé,
Le funambule au bord du fil se hasarder,
Toute veuve éplorée me laissera de pierre.

Assez de ces bontés que le monde vénère,
Même le pauvre hère a perdu sa saveur,
Ils ont volé l'aumône des mains du sauveur,
Les fausses charités,l'orgueil les rémunère.

Bienfaiteurs associés pour tant de nobles causes,
Au nom de tous les maux créant des groupuscules,
N'espérez pas de don de mon maigre pécule,
Ma poitrine est vidée de son organe en pause.

Où vont les démunis dans les gouffres noyés?
Notre état les fabrique,alors qu'il s'en occupe!
Il crée assez de pions pour de tels jeux de dupes,
Qui donc paiera le mien si je paie leur loyer?

Pourtant j'ai désiré partager mon manteau,
Ajouter une assiette à quelque errant qui passe,
Consoler du passé que la douleur ressasse,
Guérir les cécités,ouvrir tous les vantaux.

Mais les nécessiteux sont une armée des ombres,
Une hydre aux mille faces en vain repoussée,
Une moue de refus,humble épée émoussée,
Finit par défaillir assaillie sous le nombre.

Quand sonnera la trompe de l'Archange au glaive,
 Cherchant ceux qui auront visité des prisons,
Couvert des nudités en de froides saisons,
Mus par tous les élans que les ardeurs soulèvent;

 Que l'air se raréfie,que s'essouffle la plèvre,
Que se crispent de peur tous les membres tordus,
Si mon cœur au déclin est à jamais perdu,
Je veux avidement le boire sur tes lèvres.

74 commentaires:

  1. Hmmm, tu es en forme Orfée...♥

    Mes générosités ont toujours spontanées et sensées, voyant rapidement l'oeil du malfaisant. Idem pour les compliments, les chercheurs d'empathie n'auront rien de mon or :) Tu as raison de garder ton (pé)cul pour ceux qui le méritent...^^

    Le Téléthon, c'est de la télé avec du thon, on s'est compris ma belle ♥ Besos

    RépondreSupprimer
  2. Ah tu me combles mon pirate, j'adore qu'on me comprenne et c'est pas si fréquent! Torchons nous avec la mauvaise presse bien pensante, bises sur chaque poil de ta barbe!

    RépondreSupprimer
  3. C'est fou comme la bonté est utilisée, la générosité détournée au profit de gens calculateurs et qui ont besoins de ramener tout à eux, et ce triste constat perdure depuis que le monde est monde.

    Tes mots m'ont manqué. Bises sœurette.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu n' as pas idée comme je rame pour écrire et commenter avec ne petite tablette digitale hypersensible! Pour te répondre je viens de l'attribuer un point Google , comme si moi j,allais m'attribuer des points Google, ça m'énerve... Enfin, bisous, la femme qui embellit les emballages!

      Supprimer
  4. Je ne suis pas serviteur de Dieu ni d'aucune religion, mais je sais que, quelque part,il est, à peu près, été dit: "Ne donnez qu'à ceux ou celles qui sont vos voisins ou vos connaissances, car là vous êtes au moins sûr de leur souffrance"! Méfiez vous des des spéculateurs, des pleureurs aux larmes de crocodiles, qui savent ramollir les cœurs!(charité ordonnée?)
    Bises Isabelle!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Très intéressant cet adage, cela me fait mal au cœur toutes ces mains tendues, quand j'étais petite nous avions notre pauvre du village, tout le monde le connaissait et l'aidait, et il pleurait de joie quand les gens lui offraient du gâteau le dimanche ,ça fait cucul mais c'est du vécu.maintennt on signe des chèques....

      Supprimer
  5. Tes mots remettent en cause la solidarité tant prônée par tous les gouvernements qui se sont succédés... ah la charité chrétienne pour nous culpabiliser !

    Comme tu dis, ce serait à l'Etat de s'occuper de ses pauvres mais l'Etat c'est nous et il nous faudra mettre la main à la poche... il prélèvera à la source, ce qui nous empêchera d'alourdir nos poches :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis tout à fait d'accord et je n'aime pas l'idée de déshabiller pierre pour habiller Paul, un vieux clochard qui profite de la solidarité c'est noble, des familles entières c'est indigne

      Supprimer
  6. Oh la la que tu es dure ! Mais on devient soi-même nécessiteux à force d'être sclérosé par tous ces nécessiteux...

    PS : s'il est censé y avoir une image d'un tableau d'Oto Dix, il faut que je te prévienne que je ne l'ai pas, elle n'apparaît pas chez moi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merdum,avec tout le mal que je me suis donné pour l'insérer avec cette foutue tablette, il est magnifique de cynisme ce tableau, ce sont des blesses de guerre qui tendent la main alors qu'ils n'ont plus de jambes et que les passants libres grâce à eux snobent. Il faut attendre que ma bécane sorte de l'hôpital . Oui je suis devenue dure, c'est peut être depuis que je me suis fait agresser par un roumain qui trouvait que je ne donnais pas assez.

      Supprimer
    2. C'est "Prager Strasse" alors j'imagine... Il y a juste écrit Otto Dix.

      Supprimer
    3. Oui voilà, je l'avais dans ma bibliothèque mais sans titre, je vais attendre d'être équipée car ta tôt c'est la photo tantôt le texte qui disparaissent alors pour une vidéo n'en parlons pas... Merci pour le titre je ne suis pas germaniste!

      Supprimer
    4. Ah, ça y est, le tableau d'Otto Dix a fait son apparition ! J'en déduis que tu as récupéré ta "bécane"...

      Supprimer
    5. J' en ai récupéré une autre à laquelle je ne suis pas encore très bien familiarisée hélas..

      Supprimer
  7. Je n'ai pas l'image non plus, mais connaissant quelques tableaux d'Otto Dix j'imagine aisément une scène...
    Expressionnisme allemand pour exprimer la violence de tes sentiments et le drame humain... que tu mets une nouvelle fois merveilleusement en mots.
    Cette dureté est forte, bravo Orfeenix.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est malheureux de ne pas être née avec une souris dans la main ! Et comme ce blog est mon jardin secret, je ne veux pas qu' on m'aide! Tant pis, les images sont moins importantes ici que chez mes amis photographes :)

      Supprimer
  8. Chère Orfeenix,j'aime beaucoup tes coups de boutoir contre la bien-pensance!
    Très beau poème comme d'habitude!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci de passer malgré ton hyperactivité lyrique, très bon printemps des poètes à toi!

      Supprimer
    2. Ton blog est un éternel printemps poétique, chère Orfeenix!

      Supprimer
  9. La charité des grandes villes.. on finit même par trouver ça normal, ça fait parti du paysage, les trottoirs, le métropolitain, on vit avec des mains tendues.
    La pire des charités, c'est toute la tendresse que les regards supplient, tout est fermé, recroquevillé.. rien ne vient, pourtant ça c'est gratuit. Il faut changer de fatigue tous les matins pour ne pas la quémander...et baisser les yeux. Regarder les gens dans les yeux, c'est tendre la main.
    ... à vos bunkers m'sieurs dames...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La formule est excellente! C'est vrai que la misère des campagnes est plus jolie, ton paysage avec une tour et une chapelle inspiré à lui seul tendresse et pitié .

      Supprimer
    2. Oui, c'est pour cela que j'y reviens tous les soirs. la misère de la terre brune et grasse est plus belle que le bitume.
      Le problème, c'est que j'aime les deux.
      Les fatigues et les charités ne sont pas les mêmes.

      Supprimer
    3. On a beaucoup perdu en remplaçant les maisons avec une cave et un grenier par des clapiers en béton, heureusement, il reste encore des charpentes infinies.

      Supprimer
    4. Je suis même pas allé jusqu'en haut...personne je crois.

      Supprimer
    5. Ouf, il reste encore des terres vierges.

      Supprimer
  10. .. tous les organes sont aux repos
    .. ceci dit, sublime détresse littéraire :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non non, pas tous, j'ai encore de bons yeux pour voir tes tableaux et de bonnes oreilles pour écouter tes playlists mon enfant!

      Supprimer
    2. Oui M'man..je fais pas trop de bruit dans ma chambrée la haut ??? Déjà l'autre jour, tu voulais être mon père :D

      Supprimer
    3. Apparemment on est un peu de la même famille mon frère! Nan ça va, j'aime bien tes petits derniers avec leur vidéo à Venise et Notre Dame, les sons sont encore civilisés.

      Supprimer
    4. Sont bons eux..et pourtant de Portland :D
      Bonne nuit frangine.

      Supprimer
    5. On dit Orfée ou Morphée ??

      Supprimer
    6. Morphée est une trainée elle prend tout le monde dans ses bras !

      Supprimer
  11. J'aime bien quand tu pars en croisade.Vas-y, secoue le cocotier!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aie , je viens de me prendre une noix de coco!

      Supprimer
  12. "Si mon cœur au déclin est à jamais perdu,
    Je veux avidement le boire sur tes lèvres."
    Eh bien, merdalors, puisque je pense comme toi, mon cœur, je vais le boire sur les lèvres de QUI ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne prête pas mon archange, il te reste Gabriel ou Raphaël , le choix est vaste!

      Supprimer
    2. Peter Gabriel... c'est ot'chose que Raphaël .. :D

      Supprimer
    3. Tout dépend si on respire avec les oreilles ou avec les yeux.

      Supprimer
    4. Ventre affamé n'a pas d'oreille... vive les branchies rétiniens.

      Supprimer
    5. En milieu aquatique je suis plus proche du minéral que de la sirène, j'aime autant prévenir!

      Supprimer
    6. Tiens, j'en ai rêvé, mais pas un baiser !

      Supprimer
  13. La musique de vos poèmes, le rythme des mots en harmonie délicate et en pulsion immédiate sont pour moi un vrai plaisir. A trop donner je me suis fait dépouiller. Du coup je suis devenu généreux comme un arracheur de dent. Je dirai comme Nietzsche « Ma joie de donner est morte à force de donner»

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous n'imaginez Pas combien je vous estime et comme votre présence m'honore .... Il existe des générosités nouvelles qui ont remplacé les obsolètes, par exemple, exposer ses œuvres sur la toile comme un musée vivant est une forme de charité , cela m' à redonné un second souffle de pouvoir aller sur les sites d'artistes et de voir que le dieu de la beauté n'était pas mort.

      Supprimer
    2. Ragardez-moi ces deux-là !!!

      Supprimer
    3. Et alors? Je n'ai pas honte de mes sentiments surtout quand c'est de l'estime aussi bien placée .

      Supprimer
    4. ..moi qui souvent me crois prétentieux à montrer des toiles, je finis par croire que la vie va devenir plus douce à s'exposer et rencontrer de nouvelles sensibilités.
      Ta présence nouvelle dans ma galerie virtuelle est un cadeau.

      Supprimer
    5. N'inversons pas les rôles ! Autant un mec qui se vante de ses responsabilités ou de sa rollex me gonfle, autant découvrir des talents me passionne, surtout la photo et la peinture où je suis nulle, alors que c'est ce que je préfère, je suis de toutes les expos!

      Supprimer
    6. J'ai pas de montre, jamais, mais j'ai des belles lunettes et un gros cigare :D

      C'est ballot, j'ai fait une expo en 2012...pas prêt de recommencer... on y laisse des plumes.

      .... tu as l'écriture picturale, et les mots diaphragmes.. on est pas loin.

      Supprimer
    7. Tiens, c'est intéressant comme expérience, je n'ai pas eu ce retour, si tu le racontes quelque part sur ton blog je veux bien un lien...

      Supprimer
  14. "Ils ont volé l'aumône des mains du sauveur,"
    tout comme ils ont volé les purs aux diables tentateurs...
    même la charité finit par se communautariser.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voilà, la formule est parfaite, la charité se communautarise au nom d'une morale civile qui nous interdit d'agir individuellement.

      Supprimer
  15. A toi orfeenix
    Dialogue entre l'âme et le corps
    Poème kabyle de mouloud, traduit dans le sens en français
    Le corps intérroge l'âme:
    Oh! âme qui anime mon coeur,
    dis moi d'où tu venais
    le jour où tu m'as ouvert les yeux, en moi tu te trouvais

    Tu m'habites sans que je veuille
    Tu fais de moi ton éternel compagnon
    Ma vie est attachée à toi
    Je n'existerai plus si tu t'éloignes

    Tu fais de moi ton habitacle
    Le temps que t'y demeures
    A la fin de ton compte,
    tu partira et me laissera dans ce monde

    Ce jour là nous deviendrons deux
    et de loin avec regret tu me regardera
    Tu continuera ton éternel chemin
    Sachant que tu ne me reviendra jamais

    En moi, ta voix est homniprésente
    c'est par mes yeux que tu vois tout
    De jour comme de nuit, tu ne cesses de me conseiller
    Que je sois bon ou mauvais, je n'obéis qu'à tes ordres
    Tu me dis oui ou non, je ne fais que ce que tu désire

    Le jour quand nous avons entamer les jours,
    quand mon cerveau se mettais à écrire,
    on a pris le bâteau des âges mais j'ignore sa destination
    Tu m'as avancé le bonheur et appris la joie et la belle vie
    Je les vois se défilaient comme le ruban d'un film
    A mesure qu'on progresse ils disparraissent dans le temps
    comme l'automne qui succède au printemps
    A l'approche du terme de vie, ta demeure devient vieille et obsolète

    Tu me quitteras et emporteras tes secrets alors que je ne connais pas ta forme et ton visage
    Je garderais mon nom qui m'accompagne dans ma tombe
    Quant à toi tu t'envolera dans les cieux éternels après tes adieux
    C'est la fin de notre duel, la lumière s'éteind et les ténèbres s'installent.

    Mouloud

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bienvenue ici Mouloud, c'est curieux je suis très sensible à la poésie arabe si imagée et dépaysante que je n'arrive même pas à imiter tant elle me semble originale et différente de mon mode de pensée, mais la votre pourtant traduite est très proche de mOn univers, les ruptures entre le corps et l'âme, je ne connais que ça, je vous remercie de me faire partager ce texte spirituel, à bientôt.

      Supprimer
    2. Orfeenix,
      Merci, c'est encourageant.Vous êtes la bienvenue dans mon monde spirituel. Je rentre aussi invisible que silencieux dans votre blog.La passion du verbe nous emmènera loin de ce glob.
      Mouloud
      Salut

      Supprimer
    3. Au plaisir de vous lire bientôt .

      Supprimer
    4. Réponse courte!!?????????

      Supprimer
    5. Que les poètes sont sensibles! Je ne suis jamais très loquace sur les coms ,et ne le prenez pas mal, mais j'ai parfois eu de très mauvaises surprises avec des anonymes qui démarrent tout gentils et s' égarent en free

      Supprimer
    6. Style , de plus c'est une corvée d'écrire avec une tablette car mon ordinateur est en rade, d'ailleurs je m'y suis prise à plusieurs reprises pour vous répondre. Ne m'en veuillez pas, je suis vraiment charmée de cette visite avec un très beau texte, je ne sais que dire de plus.

      Supprimer
    7. Isabelle,
      Soyez rassurée, où puis-je m'égarer? je suis aussi grand que l'univers et plus petit que l'atome.
      Je vous souhaite une excellente santé,

      Je viens de noter votre adresse E mail, je me ferai le plaisir de vous envoyer mes chansons en kabyle (c'est différent de l'arabe)
      Salutations cordiales
      Mouloud

      Supprimer
    8. Ah, si on fait connaissance par mail aucun problème, je serai ravie d' écouter vos chansons, merci de ne pas prendre ombrage, votre texte français est déjà très beau, je suis heureuse de vous compter parmi les nouveaux amis de ce blog, bien à vous.
      Isabelle

      Supprimer
    9. Chère isabelle,
      Visitez votre boite E-mail, il y a du nouveau.
      Sympathiquement votre,
      Mouloud

      Supprimer
    10. Chère isabelle,
      Votre sensibilité que je vous reconnais à travers vos thèmes, me pousse à vous narrer les malheurs de mon peuple.
      Titre: l'Algérie, sa décennie noire.
      Poème de Mouloud traduit du kabyle au français.

      nous l'avons vécu, nous le vivons,
      nous craignons ce qui suivra
      nous avons vu et entendu
      Ces moments abominables jadis inconnus

      Mon pays houleux a perdu tous ses repères
      Mon peuple en désarroi pleure la lumière de son soleil perdue

      mon pays a perdu son charme
      Il est devenu méconnaissable
      Inadmissible pour la conscience et la raison,
      De grâce, détournez vos visages

      La jeunesse en déperdition pleure son destin
      elle ne trouve que la drogue et la corde comme remède à ses malheurs.
      Les jeunes sont tous adossés aux murs scrutant en vain l'espoir de toucher au bonheur.

      On a appris la mort d'un homme
      il ont dit son fils était son bourreau
      il ont dit son fils était vide de conscience quand ils le lui ont envoyé (endoctriné et bourré de psychotropes )

      La femme de ses yeux coulaient des larmes pour son bébé qui vient de lui être arraché et égorgé à sa portée.

      On a vu une maison déserte
      vide de ses habitants
      Il ne reste sur les murs que les traces de leur sang

      on a vu un village désert
      vide de ses habitants
      Il ne reste que l'horreur et le désastre

      Qu'a fait donc le berger quand ils l'on croisé
      pour lui avoir confisqué sont bétail et dans la forêt l'ont égorgé

      On a vu des tombes partout
      elles ressemblent à des villages
      c'est bien le lieu de prédilection destiné à ce pauvre peuple

      Oh! vous les voleurs de la vie
      D'où êtes vous venu?
      Dites nous la vérité
      Seriez vous enfants de ce peuple?

      Oh! vous les voleurs de la vie
      Qui vous ont envoyé?
      De cette terre aviez vous poussé?

      Oh! vous les voleurs de la vie
      L'orphelin pleure
      Son cœur est blessé
      il n'oubliera jamais

      Oh! vous les voleurs de la vie
      Que deviendrez vous?
      Quand le jour se lèvera
      Quand la lumière jaillira

      Oh! vous les voleurs de la vie
      Le noir de la nuit vous couvrait
      Quand le jour se lèvera
      Vos visage seront à découvert

      Oh! vous les voleurs de la vie
      Tous ces orphelins que vous avez laissé
      un jour Régleront vos comptes
      Et quand vous allez demandé pardon
      Personne de sera à votre écoute

      Poème narratif de mouloud






      Supprimer
    11. C' est un grand honneur que cette marque de confiance, je suis très émue car je souffre pour mon pays alors que je n' ai pas connu de guerres monstrueuses comme ce que vous décrivez, j' imagine ce que l' on doit éprouver pour pousser un cri de douleur aussi poignant...Je regrette de ne pas pouvoir le lire dans sa langue originale car je retrouve bien là ce langage imagé des pays de la Méditerranée que j' aime tant. Merci pour ce cadeau!

      Supprimer
  16. Bonsoir Isabelle,

    Un beau poème, à fleur de peau...vre...
    Ne sommes-nous pas pauvres de nous-même ?...Et si l'enrichissement était ailleurs ?
    Soyons riches de notre pauvreté, celle qui n'a pas de latitude...

    Poétiquement,

    Maxence.

    https://soundcloud.com/#canteen-records/just-once-by-bias-from

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cher Maxence, j'étais un peu triste, et te voilà, avec ta sagesse si précieuse et tout est redevenu joli, même la pluie, merci de cette caresse d'ange, je me demande parfois si tu es humain, ou une sorte de rêve incarné pour un temps.

      Supprimer
  17. Isabelle,

    Une de tes larmes, étincelle de joie, m'a réveillé de mon sommeil...

    Tout est beau aussi quand tu écris ! J'aime te lire ! tu es entière et vraie !

    A bientôt Poétesse...

    Coup d'ailes...

    Maxence

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Reviens vite, je n'ai pas pu lire ton lien, j'imagine que c'était encore une de ces musiques sur d'incroyables paysages qui nous rappellent que le monde est si vaste et pas si abîmé , j'aime voyager sur tes vers, j'ai oublié de te dire que j'avais aussi été remuée par les illustrations: Corto Maltese, son aventure à Venise est mon préféré et le fameux Shwabbe de l'ange du bizarre, je l'ai affiché près de ma fenêtre qui donne sur une vieille souche de cerisier où trône une statue de jeune fille toute modeste drapée comme une koré trouvée dans une brocante , c'est un paysage qui se marie

      Supprimer
  18. Bien avec nos souvenirs. Sapristi cette tablette digitale me rend folle, je t'embrasse du bout des doigts.

    RépondreSupprimer
  19. J'aime tes vers aussi...écris vite...

    a bientôt, bien prénommée...

    (Ah ! les tablettes de la Loi...)...

    Sourire (de lettre)....

    Poétiquement,

    Maxence

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Demain je retrouve un vrai clavier , je pourrai enfin écouter ton lien! Sourire de l'être .
      Ton Isabelle.

      Supprimer
  20. Nous sommes d'accord. Que voilà un message expressionistiquement efficace!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ça ne m' étonne pas de toi, c' est juste une question de bon sens!

      Supprimer

Lâche toi de toute façon tu es modéré...