dimanche 15 mai 2016

Noces funambules

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Magritte: le Beau monde.



Entre deux eaux, deux ciels,nos noces ressuscitent,
 Noces funèbres,noces brunes,nuits blêmies;
Ombre d'ambre en nos corps où jour de jais frémit,
C'est bréviaire de joies que notre peau récite.

 Une lune à cueillir,ode à portée de mains,
 Ni note hors de portée, ni lendemain stérile,
 Enfin un musicien à l'étreinte virile,
 Ni saint, ni animal, ni divin, juste humain.

 Il se rit des assauts,aux sots son rire éclate,
Car il sait que nos jours de tout temps sont comptés,
Il fit le tour des cours, des femmes indomptées,
Des fins de passions aux rideaux écarlates.

Qu'importent les fureurs du remords, du destin,
En lui j'apprivoisai l'idée de la mort même,
Pour lui je puis mourir si plus que moi je l'aime,
Qu'importun soit sans lui le plus fin des festins.

Avilissant l'aveu, honteuse est l'allégeance,
Je m'ennuie loin de toi ,ton absence me nuit,
Intrépide géant,mon scandinave inuit,
Nordique panacée, mon pardon, ma vengeance.

Il paraît que l'amour n'est que désillusion,
Un masque de théâtre, amusant subterfuge,
Je crois qu'en mon autel, toi le cierge ignifuge,
Tu me marques du sceau d'éternelles fusions.


14 commentaires:

  1. Beau orfeenix, élancé jusqu'aux cieux, "produit" de la fusion de l'être avec son absence

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    1. Merci ma chère Brigitte, grande amoureuse et connaisseuse du beau! Je vous embrasse!

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  2. Quelques mots magnifiques et somptueux d'un couple heureux qui se vouent l'amour éternel dans une vie fugace. J'aime bien tes noces funambules. Bisous

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    1. Ah non pas fugace, au moins éternelle, comme toutes les amours, y compris les nôtres, adorable Bizak!

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  3. L'amour t'inspire ! Et c'est tant mieux. Il est chanceux, cet "intrépide géant", d'être ta muse virile.

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    1. Je crois que c'est moi qui ai de la chance, vu ce que mes copines me racontent, les hommes n'existent plus! Mais je ne discute pas avec tes copines bien sûr :)

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    2. Mes copines me disent la mêmes chose que toi :-). Alors elles sont contentes que j'existe !

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    3. Comme quoi les poèmes véhiculent aussi l'énergie, je les ai perçues les vibrations!

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    4. Content que tu la sentes, ma GROSSE énergie !

      (Pour être franc je joue le rodomonte alors qu'en vérité je suis très sage :-))

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    5. Ha ! ha! mais oui, mais oui...

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  4. Toujours de jolis vers aux sens énigmatiques, même si là je crois comprendre de quoi tu parles ^^Tu es de retour, c'est le principal...Besos ma belle ♥

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    1. Mais oui tu as très bien compris et tu sais très bien ce qui rend les femmes heureuses depuis longtemps, bises mon pirate!

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  5. Un très beau poème qu'une Louise Labé ou d'autres illustres chantres antiques auraient salué...

    "Pour lui je puis mourir si plus que moi je l'aime"

    Ce vers là est magnifique...

    Tu réussis un exercice difficile avec maestria...

    D'autant qu'au sens surréaliste, ici du réel s'inspire la force de ta prosodie...

    Poétiquement,

    Maxence

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    1. Cher Maxence toujours si subtilement perçant.En effet je m'ouvre au surréalisme longtemps combattu mais avec la mauvaise démarche je crois car j'y trouve du sens quand ils se défendent d'en mettre, alors que personne n'en trouve chez moi, curieux paradoxe!Les mots bout à bout et les superpositions de décor me semblent lumineusement aptes à élucider tous les mystères.J'ai soif de tes poèmes clairs et vrais, merci d'être passé.je t'aime toujours poétiquement, comme tu dis.

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