Federico Beltràn Masses, Maja maudite.
J'ai réussi à te répondre en anonyme sur mon billet précédent, tu verras je t'avais répondu le 19 août, je ne sais pas ce qui se passe avec cette connexion! Tes poèmes sont très beaux, tu as vraiment de multiples talents, j'aurais aimé te connaître!
La chambre désolée de mon hostellerie
Se moque bien du faste des anciens palaces;
Des corps ensevelis en ses lits se prélassent
Guettant l'apothicaire et sa sorcellerie.
Dehors s'évanouit en vague remembrance;
Ce que l'on étreignait devient déliquescent,
Ce que l'on atteignait s'efface, évanescent,
Face au cri impérieux des muettes souffrances.
La chair, cette guenille aux fourbes trahisons,
Striée par les regrets et les craintes tardives,
Sue sang, larmes et eaux en cascades plaintives,
La couche est son mouroir, l'hôpital sa prison.
Pourtant malgré le flot de tant de doléances,
Mon esprit égayé bondit entre les airs;
Loin des halls surpeuplés, des corridors déserts,
Ignorant de la mort la fatale échéance;
Il va se prosterner aux pieds d'un très grand Roi
Qui connut autrefois bien pire sacrifice
Et lui rend son hommage en tant que Dieu le Fils,
Citadelle hors d'atteinte, imprenable beffroi!
