dimanche 14 mars 2021

Dix ans, et ce n'est pas mieux en le disant






Maximilian Pirner le baiser

Plaisir d'amour ne dure qu'instant soi-disant,
 On estimait plus chers les paris de rupture,
 On suturait déjà les plaies de la capture,
 Pourtant sans cicatrice exhibons nos dix ans! 

 Tu es beau comme un cuivre, qu'on lustre et polisse!
Tout l'or de la patine en ta voix s'irisant,
 Fige en l'âme ton art en marbre de gisant
 Pour qu'un rire sonore l'éclate et s'y glisse. 

 Tailladé de récifs, échoué aux brisants, 
Mon coeur trop chiffonné sans fin se parchemine, 
A sa fin sans fléchir, essoufflé s'achemine,
 Sur l'esquif de tes mains, il gît agonisant. 

 Peux-tu penser que moi, respirant par ta bouche, 
Suspendue à tes sucs, à ton sang me grisant, 
Moi j'irais me confier à d'odieux médisants, 
A d'affreux pharisiens aux risibles babouches? 

 Que leur savoir trompeur aux sables s'enlisant
 Du vrai livre de vie disparaisse et s'efface,
 Je ne rougirai pas devant la Sainte Face
 De notre union si pure par delà les ans.





samedi 21 novembre 2020

Avant



Ensor, Mon portrait entouré de masques


Souviens toi des veillées dorées de crépuscules,
 Quand la guitare rythme le conte de fées,
 La légende rappelle le mythe d'Orphée, 
Rassemblant ses poèmes en noirs opuscules.

 Elles dansent leur ronde les filles girondes, 
En parade inversée telles des grues cendrées, 
Ignorantes des maux qu'elles ont engendrés, 
Leur nuptiale valse enfin mène le monde.

 L'artiste a sa faiblesse qu'on nomme beauté,
 Pour la postérité c'est en cela qu'il souffre, 
Pour chaque éternité en ses relents de soufre, 
Il sait sans lendemain combien il a fauté. 

 Parce qu'il ignora que de rien ne fut maître, 
Parce qu'en vérité c'est Dieu qui le créa, 
Il peut s'interroger en un gouffre béat, 
Aux voeux du Créateur il n'a qu'à se soumettre.

 

jeudi 29 octobre 2020

Tousse ex slave




Musée de Dijon


Explication: sois esclave du pseudo virus, socialiste issu du communisme.


Introduction: on pose le contexte.

Où est ta liberté, ô peuple régicide?
Quelle fraternité règne entre tes états?
Mais quelle égalité et pour quel résultat?
Les enfants des lumières sont infanticides.

Des fleurs dans les cheveux, tous nus sous le soleil,
Sous les pavés la plage, interdit d'interdire...
Mange bio, sois vegan,  on a fini de rire,
Marche au pas , mets ton masque, ou on te prend ta paye.


Thème et propos : un peu d'évasion


J'ai rêvé de courir vers l'étang sous la lune,
Pour pouvoir observer les grands cerfs s'abreuver,
Puis voir, mais quel honneur, le soleil se lever,
J'ai vu la mer d'argent surplombée d'une dune.

J'ai rêvé , pauvre folle, aimer à corps perdus,
Baiser à pleine bouche en pleine farandole,
Crier à pleine voix au chant des banderoles,
Loin des langues de bois et des sous-entendus.


Corps du devoir: le beau , le bon , le vrai


Or notre intelligence aime la vérité,
La beauté parcimonieusement se donne,
A notre volonté, quand parfois elle est bonne
Afin de sanctifier nos sensibilités.

Quoiqu'on en dise nous sommes ses créatures,
Nous pouvons agiter tous nos pauvres savoirs,
Ameuter les savants, pleurer pour émouvoir,
Nul d'entre nous ne pourra changer la nature.



Epilogue


Parce qu' on est mortels pauvre petit crétin,
On lui est tous soumis, des orgueils à faire taire,
Rien que des moins que rien qui finissent sous terre,
Faux génies avortés prisonniers du destin.


Dis papa , est-ce qu'à force de provoquer la Turquie on va avoir une troisième guerre mondiale?











 



samedi 15 août 2020

Qui sont les naïfs?







A JJB ( que j'estime et que j'aime et que je n'aime pas private joke)

 Si tu crois, si tu penses que la moindre horloge, 
Puisse donner le temps sans un maître horloger, 
Le peuple aurait le droit de pouvoir abroger 
Les édits promulgués par les occultes loges, 

 Tu n'as donc pas compris que tous ils sont mortels,
 Que nul n'ajoutera de coudée à sa taille, 
Dans l'univers entier chaque petit détail 
Fut conçu par le Dieu immolé aux autels.

 Regarde autour de toi toutes ces confusions,
 Aucune vérité même en la créature, 
La nature agonise en son règne immature, 
Un monde sans humains? Diabolique illusion.

 Courbe toi fier Sicambre, à genoux petit être! 
Seul l'unique démiurge te mettra debout, 
Homme à son effigie, arraché de la boue, 
Rampant dans la fange, vautré dans le salpêtre,

 Quand on l'a couronné d'un diadème de sang,
 Il t'a fait héritier d'un règne cruciforme, 
Te voilà tatoué, percé d'un signe hors norme,
 Cours vite lui offrir l'or, la myrrhe et l'encens.

dimanche 26 juillet 2020

Notre mère, retraite au Pointet, méditation numéro deux




Vierge à l'enfant ,musée de Chambery





Si tu es orphelin, privé de la tendresse
 De mère disparue ou inapte à t'aimer;
Si tu te sens frustré, en manque de caresses,
 Le coeur tout sclérosé de larmes comprimées,

 Pense à Marie, si bonne, si belle , si pure,
 Si prompte à consoler ses enfants désolés,
 C'est l'étoile qui guide les déboussolés,
 Dispersés pour servir au démon de pâture.

 Elle écrase la tête de ce vieux serpent
 Qui de t'avoir vaincu se faisait une fête
 Le voilà fracassé de la queue à la tête,
 Ton retour à la Vierge eut lieu à ses dépens!

 Si tu plies sous le poids de tes multiples fautes,
 Si tu frémis d'horreur aux ombres du passé,
 Accablé de remords, par le mal terrassé,
 Que Marie te transporte en des contrées plus hautes;

 Là, tu verras Jésus drapé du lin des rois,
 Sali d'humiliations infligées au Calvaire,
 Son regard ressuscite et ses bras grands ouverts 
Supportent les stigmates du chemin de Croix,

 Instrument du Salut du pécheur que tu fus.
 Marie reçut son fils lacéré par les fauves,
 C'est ta victime offerte qui enfin te sauve,
 Oseras tu encore apposer un refus?







mardi 14 juillet 2020

Retraite spirituelle à Notre Dame du Pointet : première méditation



Christ aux liens

Abbatiale de Saint Pourçain.



Acceptez , je vous prie mon faible repentir,
Le mal est une fosse dont l'abyme immense
Exhale les sanglots d'une triste romance
Pour le pécheur muet, inapte à ressentir


A quel point votre amour vers le sommet l'aspire.
Acceptez mes remords par trop insuffisants,
A peine émancipés des sables enlisants
Où les sirènes crient et les échoués expirent.


Acceptez mes désirs d'épargner vos douleurs,
D'effleurer de mes doigts toute plaie salvatrice,
D'adorer humblement votre Croix rédemptrice
Chargée de tant de chutes et de tant de malheurs.


Mon âme était le vide, un pauvre trou béant,
Vous l'avez rassasiée de généreuses grâces,
Hélée à contempler votre divine Face,
Effigie du Géant qui comble mon néant.

samedi 9 mai 2020

Et si...



Jean François Millet: l'enclos des moutons au clair de lune





D'abord on a tremblé, transis, effarouchés,
A l'annonce des morts, glas de la quotidienne,
 Désireux d'un raout, panacée méridienne,
Au nord nous déplorions d'être les plus touchés.

 Sans nulle charité nous étudiions les âges,
Ils étaient bien trop vieux pour que cela concerne
Les actifs un peu mûrs,- à peine quelques cernes,-
Nous fûmes suspendus aux oracles des mages.

 Qu'avons nous découvert lors de ces tristes mois?
Que lorsque les anciens meurent loin des familles,
 Les erreurs , les sophismes absurdes fourmillent,
On tue les nouveaux-nés sans honte et sans émoi.

 Quant à ce freluquet aux "deux cents ans d'histoire",
Il vaut mieux qu'il oublie l'ère des chevaliers,
La France de l'Eglise la meilleure alliée
Supporte ce nabot comme un suppositoire.

 J'ai compris l'étendue de la supercherie,
Ce n'était qu'une farce agrémentée de masques,
Des fontaines d'alcool hydrataient tant de vasques,
Le drame des ehpad était la nurserie.

 Et le choeur des idiots de scander; "chez toi reste!",
 Jacques a dit " masque -toi mais ne prends pas de gants!"
Trop tard tu as perdu, paie tes cent trente francs,
Remercie pour ces lois qui guérissent la peste.

 Merci aux délateurs, merci aux collabos,
Bravo pour les leçons des "deux cents ans d'histoire",
Très efficace en vrai ce devoir de mémoire,
Dénoncer les chrétiens en prière, c'est beau!

 Je vomis ce pays de moutons de Panurge,
Suspendu à l'idole étiolée des médias,
Pas même un vrai virus jamais ne remédia
Au péché contre lequel seul le Christ s'insurge.

 Ils vont recommencer à consommer ces fous,
 A se féliciter d'avoir été dociles,
Ils rangeront au coin le souvenir fossile
De la peur de la mort qui fut leur garde fou.

 Et pourtant elle tourne et c'est comme une valse,
 Qui prend l'un, laisse l'autre et votre tour viendra,
Ceint d'un suaire, masqué pour toujours de ce drap.
-Je chantais, je dansais, de penser je suis lasse.

 Pauvre âme tu as cru en de piètres escrocs,
Il fallait réfléchir, chercher le véritable,
Approcher à genoux de la très Sainte Table...
Hélas ! Le Diable te déchire de ses crocs.

 Si tu savais pourtant malgré tous tes blasphèmes,
Tous tes aveuglements et ta nuque raidie,
 Malgré les trahisons et le sel affadi,
Juste à peine entrevoir à quel point Il nous aime!



Bon je te mets un francophone, en plus je l'aime vraiment bien celle-là, bises ma poulette!