Klimt: la vie et la mort.
Les hurlements, le sang, la peur, les pluies de flammes.
Plus de pères, de fils, en face un mur amer.
Des marées de douleur, des mères à la mer
Du mortifère éther de gaz fondant en lames.
L’âme de notre terre étreignit ses mourants
Suintant leur rédemption par tous les orifices,
Elle a longtemps crié le mal du sacrifice
D’enfants abandonnés au feu de ce courant.
Vous fûtes les enjeux de scabreuses affaires
Innocents héritiers aux ancêtres maudits,
Condamnés à errer de ghettos en taudis,
Vos destins diffamés défaits en haute sphère.
La pluie a raconté tant de larmes séchées,
L’été trahit parfois l’ardeur de vos supplices,
Quant au juillet d’hiver aux glaciales milices,
Je ne sais de saison qui ne soit ébréchée.
Si vains si mensongers ces mots dits qui relancent
Une innommable haine à ne plus prononcer,
C’était un mauvais songe, à quoi bon dénoncer
Une indicible horreur, par pitié, du silence.
A mes arrières grands-mères, au chemin des grands jardins
et tant d’autres, et aux imbéciles
pardonnés qui me croient antisémite, si on ne peut plus rire de soi même c’ est
que tous les combats pour la liberté sont vains. Donc je persiste à dire que « loin
de moi la nostalgie des fours crématoires, mais vraiment il fait froid. »






