jeudi 13 août 2026

Eve relevée

 https://www.culturechretienne.fr/wp-content/uploads/2018/06/Adam-et-Eve-Lucas-Cranach-lAncien-2.jpg?x24239

 

 Chranach l'ancien Eve

 

 Que l'homme restât seul, il ne le fallait pas,

Ce fut venant de Dieu , les premiers mots terrestres,

Après qu'il eut formé les planètes, les astres,

Dessiné l'univers d'un céleste compas.

 

Chair de sa chair, Eve fut donnée à Adam,

Elle fut sa compagne avant d'être tentée,

Son regard au regard du Menteur aimantés,

Tandis qu'elle croquait la pomme à pleine dents.

 

Le monde fut flétri par son geste maudit,

Tous se souviennent d'elle comme étant la source

De la fuite du temps aux implacables courses,

Des douleurs de la mort après la maladie.

 

Mais l'infiniment Bon, voyant sa peine amère,

Des suites de son crime eut quand même pitié:

Afin de restaurer des femmes l'amitié,

Il effaça la Faute en en faisant des mères. 

 

https://youtu.be/3no7u4r-XRI?si=t4qtL1YLp4oSp3Rz

dimanche 15 février 2026

le sang des violents

 Fichier:Jean-Baptiste Oudry - Le loup et l'agneau.jpg

 Jean Baptiste Oudry, le loup et l'agneau

 

O monde, mon amour, tu sombres en eaux troubles,

Tes nuages si purs, tes monts si escarpés,

Rougissent des rumeurs des êtres écharpés

Tués par l'air du temps aux mille agents doubles.

 

Les crimes passionnels, les vols de bas de laine,

Sont dissous dans le sang de l'encre des journaux,

Leur écho se ternit aux sons subliminaux

Des pleurs des suppliciés aux meurtriers sans peines.

 

Assassins sans motifs, insouciants tortionnaires,

Vous faites vos profits de juges déficients,

Oubliant qu'il existe un démiurge omniscient

Pour compenser les instances démissionnaires. 

 

Le peuple est satisfait de sentences factices,

Pourvu qu'il se défoule à propos des rumeurs

Afin d'exorciser ses plus sombres humeurs..

Ma France, n'oublie pas ce qu'est la vraie justice! 

 

vendredi 30 janvier 2026

Il décide malgré les déicides

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 Hans Memling Jugement dernier

 

 Ciel il a disparu, ci-git notre idéal,

Le monde suzerain a tué son féal.

Qui pour le nom de Dieu, offrirait sa fortune, 

Ou donnerait l'asile aux pauvres importunes,

Saurions-nous renoncer à nos petits plaisirs,

Sacrifier aux parias d'inavouables désirs?

Il est bien plus facile de pleurer nos plaintes,

D'oublier les martyrs, tant de saints et de saintes,

Le temps de ces héros, à jamais révolu,

Se fige au crépuscule de soirs dissolus.

"Vite vivons avant que la Faux ne nous fauche,

A l"humble Vérité, préférons la débauche!"

Accepter le destin, ce n'est pas amusant,

Le sphinx et son décret, l'Anubis accusant,

Au Jugement dernier, tous ces rites convergent,

Une ultime fessée, ou d'éternelles verges ,

Il faut être puni quand nous avons péché,

Quand l'honneur du Très Haut fut par nous ébréché.

En effet, de son Verbe , Il a crée la terre,

Séparant la matière, les eaux , de l"ether,

A Lui, il appartient d'en établir les lois,

Punir les arrogants serait de bon aloi.

Pourtant tout ce qu'Il veut, c'est notre gratitude, 

Abaissant à la Croix toute son Altitude.

Un Dieu s'est fait pour nous tout petit à la crèche,

Pour briser notre orgueil et frayer une brèche

A l'onde déferlante de l'immensité

De sa grâce infinie voulant nous habiter. 

 

Si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi certaines personnes rient de tout cela, je suis preneuse. 

Mais où sont les rebelles d'antan? 

 

 

vendredi 16 janvier 2026

Macramé

 

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Personne n'a hurlé devant le déicide,

Ce n'est pas drôle, non, quand le destin vous marque,

Quelle ironie du sort, une fatale Parque

Signe d'un seing de sang que c'est Lui qui décide.

 

Jadis les réprouvés se terraient, humiliés,

Honteux d'avoir failli aux lois des bien-pensances,

Notre siècle arrogant cautionne toute transe 

Osant à des martyrs des fêtards affilier .

 

Les héros paient le prix de leurs nobles audaces 

Vous avez pris des risques sans les assumer,

Trop de cérémonies vinrent vous inhumer,

Vos parents se dispersent en discours fadasses.

 

Ceux qui étaient Charlie, voilà l'apothéose,

Portent plainte contre l'humour de mauvais goût!

Qu'on plonge les cyniques au tout à l'égout! 

Ce tout début d'année s'annonce bien morose. 

 

Ilest mort brûlé et sa famille n'est pas venue chouiner ou porter plainte 

 Et il avait du talent....

 

 

dimanche 21 décembre 2025

Chipie cheep

 Aucune description de photo disponible.



 

La femne cependant garde un brin de révolte, 

Non contre son Sauveur, mais contre le serpent,

Car il se réincarne en tous les sacripants

Faisant des tendres coeurs une immonde récolte.

 

Vous croyez triompher en semant des sanglots,

Quand la fuite retrace un aveu de faiblesse,

Ce n'est pas l"abandon, l'humiliation qui blesse,

C'est d'avoir vu un roi en un sujet falot.

 

Héros de notre temps,mesurez bien vos forces,

De nouvelles sirènes sont sorties de l'eau;

Gorgones couronnées d'hermétiques halos,

Elles voient vos visages sous la mâle écorce. 

 

 

 

 

 

mercredi 10 décembre 2025

Heureux les hommes de bonne volonté

 famous painting Chevalier of John William Waterhouse

 

 Chevalier, Waterhouse

 

Terre de chevaliers, ce jour je te célèbre,

J'invoque tous les saints, les médiévales muses,

Pour que cessent enfin de médiocres excuses 

Au nom des fausses Lueurs déguisant les ténèbres.

 

Le siècle des lumières dura une nuit,

Abolissant les joies que le jour ensoleille,

Les fêtes et les jeux, des mondes et merveilles,

Les modernes démons y mirent leur ennui.

 

Mon âme énamourée pour un heaume soupire,

Un homme , un vrai rapace pour l'échauffourée, 

Dansant sans carapace branles ou bourrées,

Pourfendant tous les gueux qui menacent l'empire.

 

Il fut chez les barbares pire paria,

Le Seigneur qui guérit l'oint d'un médicament,

Moi je m'en glorifie car il est mon amant.

Hier , il m'emmena ouïr des Ave Maria.

 

 

 

 

samedi 15 novembre 2025

Créature solitaire

 

 

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 Les amants,Magritte

 

L'univers idéal se noie en  des eaux troubles

, Suis-je seule à penser que le monde va mal

, Chaque saison se fige en automne hiémal,

 Toute mélancolie de ses larmes se double.

 

 La création se fige en printemps hivernal, 

La sagesse du vent se fait rose des sables

 Ou souffle à l'horizon de merveilleuses fables 

Séduisant les naïfs d'un écho infernal. 

 

 En ce marasme atroce de mouvements souples,

 J'essaie de louvoyer pour maintenir à flots,

 La royale galère qui semble un rafiot 

Afin que plus jamais ne sombre notre couple. 

 

dimanche 9 novembre 2025

Fellini, tous ne sont pas morts à Venise


 

 Helen Margaret MacKenzie - Autoportrait avec chat - Peinture à l'huile  écossaise Art Déco des années 1920 - Femme artiste en vente sur 1stDibs  France

 

 Mac Kenzie, autoportrait avec chat

 

 

C'est au mois de novembre la fête des morts,

Entre brume et frimas ce mois carnavalesque

Sème sur les perrons les figures grotesques

Pour terriifier les gueux étreints par le remord.

 

Pour hiberner se terrent blaireaux et belettes,

Le vent pousse au dehors sa sinistre chanson,

L'horrible fossoyeur réclame sa rançon,

Quand se tordent les arbres tels d'affreux squelettes.

 

Enfouie sous un monceau de tissus doucereux,

Un bon livre à la main, dans l'autre  un petit verre,

Je plonge mes yeux pers dans le regard sévère

D'un chat couvant mes pieds de ses poils chaleureux.

 

Jalouse -t-il l'amant qui sans cesse me hante,

Ou l"univers de rêve que m'offre un roman?

Il ignore que si je m'évade un moment,

Le même homme m'obsède qu'il pleuve ou qu'il vente. 

 

samedi 4 octobre 2025

Lettre à l'élu

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 Séphora, chapelle Sixtine.

 

 

 Je t"offre l'eau  de source de belle fontaine,

Te souviens-tu,nous allions nous désaltérer,

Cette immense forêt aux aubes éthérées

Enferme en son calice des sources lointaines.

 

Jadis, j'ai refermé le vantail de ce bois,

Les gardiens de l'obscur avaient scellé  sa porte,

Tu m'as crue  régnante mais j"étais comme morte,

Moins que Diane plutôt pauvre biche aux abois.

 

Bien des trophées ornent ton pavillon de chasse,

Pour que l'on se retrouve, il fallut des battues,

A notre histoire s'érigèrent des statues,

L"amour-propre jamais de gloire ne se lasse .

 

Si je devais tirer fierté d"amours d"antan,

Par delà les émois des anciennes misères,

A l'endroit même où les mensonges s'enlisèrent,

Je me contenterais d'aimer un fou chantant. 

 

 

 

 

 

 

mercredi 2 juillet 2025

Le veau d'or

 

 Faust,Gounod, opéra comique, premier juillet

 

O ma belle innocente ivre de pureté,

Par quel envoûtement as-tu été séduite,

A quels débordements as tu été réduite,

Quel mâle t'a soumise à tant de dureté...

 

Et toi pauvre imbécile, avide de jeunesse,

N'as tu pas décelé sous ce masque effrayant,

Le diable et ses suppôts qui sans cesse veillant

Ternissent l'avenir, corrompent ses promesses.

 

Le monde indifférent de cette triste époque

Est sourd à ces accords de jugement dernier,

Le peuple très sournois a  lentement renié,

Du fatal dénouement le Dies irae baroque.

 

Et pourtant le destin de cette Marguerite

Triste amante d'un fou, trop belle dulcinée,

Rappelle que nos vies peuvent être ruinées

Si nous restons de glace au Seul qui les mérite.

vendredi 23 mai 2025

 

 Demi monde

 r/midjourney - The robotic version of Maria awakens.

 Version robotique d'après Métropolis de Fritz Lang

 

 

 Un fabricant de rêve, un savant miroitier

Dessina mon palais sans portails ni fenêtres,

Un soir sans décliner, une aube sans renaître,

Tu y serais mon tout, j'y serais ta moitié. 

 

Les lueurs emmêlées enroberaient la danse

D'un savant pas de deux  où les lèvres s'effleurent,

Dans la lune affligée, sous les saules qui pleurent,

Je crierais mon amour face à la mer immense.

 

Tu aurais façonné un berceau de tes mains,

Auréole ceignant le plus beau petit d'homme,

La nature dormant son pacifique somme,

Déroulerait sans fin son sage parchemin.

 

Les germes de la terre seraient la pâture

D'animaux aux yeux doux, compagnons silencieux,

Nos ferventes prières montant jusqu'aux cieux

Remercieraient pour l'abondante nourriture.

 

Un être intelligent aurait enfin compris

l'inanité croissante des mondes factices,

Pressant sur le bouton qui éteint la matrice.

Univers virtuel, reçois tout mon mépris!


 

 

 

 

 M. le Magnifique, mon géant danois pour toujours

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 20 avril 2025

Bloc opératoire

Karl Henrich Bloch Résurrection

 

 Fil:Carl Heinrich Bloch - The Resurrection.jpg

 

 Ne rions pas avec cette sublime réalité

 

 Quand une écologie, fée verte un peu toquée,

Nous inonde éplorée, de ses eaux minérales,

Creusant les faux sillons de sa fosse morale,

Sceptique,je l'avoue, j'ai tendance à bloquer.

 

Si d'une épidémie la terre suffoquée,

En vient à succomber d"après de noirs tocsins,

Espérant sa survie de supposés vaccins,

Sceptique ,je l'avoue, j'ai tendance à bloquer.

 

Quand une intelligence étrange est évoquée,

Révoquant les errances des pensées humaines,

Masque de la raison, supercherie malsaine,

Sceptique, je l"avoue, j'ai tendance à bloquer. 


Quand une religion révélée est moquée,

Attestée par la mort de millions de martyres,

Par l'or,à l'origine, et l'encens et la myrrhe,

Le sceptre, et coetera, j'ai tendance à bloquer.

 

Quand mon âme éthérée, de remords disloquée;

Souffre d'inopportuns appels téléphoniques,

Subissant ,perturbée l"assaut cacophonique,

Sadique, je l'avoue, j'ai tendance à bloquer. 

 

 

https://youtu.be/a1t3aR7VI9E?si=6DjS75otqBtoN3ZR



 

 

 

 

dimanche 6 avril 2025

neuf ans comme neuf

 

 

 

 

 Aquarelle en liberté: le pont Charles

 

 

 Me vient à la mémoire une odeur de benjoin,

Le veni creator murmure à mon oreille,

Un sentiment de joie à nulle autre pareille:

Si c'était à refaire , je saute à pieds joints!

 

La chapelle petite, froide, un peu sordide

Où je t'ai fait le voeu de ma fidélité 

Peut attester le sceau de la solidité

De ce lien consacré par notre union splendide.

 

Je reste fascinée par chacun de tes mots,

Tes rires et tes chants ont fait fondre la glace

De mon coeur congelé, chauffant mon âme lasse,

Tu revifies mon corps du sang de tes émaux.

 

Ce qui semblait obscur, périlleux ou néfaste,

Tu l'as anéanti en tant que chevalier,

Entre les arcs boutants, la nef et les piliers,

Grâce à toi mon église a retrouvé son faste.

 

Tu sais tisser le fil souvent effiloché

Des trames d'un destin fait de drame et de luttes,

Par delà le fracas des nombreuses rechutes

Tu m'ouvres l'avenir d'un millier des clochers. 


La lune de miel du peintre; Leighton

 

 

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dimanche 30 mars 2025

Mais à part ça tout va très bien!

 Franz von Stuck (1863-1928), Les sons du printemps, 1910, huile sur panneau, 89 x 89 cm, collection privée. Image du domaine public

 

Franz Von Stuck, les joies du printemps

 

On annonce une hausse des cancers précoces,

Autrefois les enfants mouraient à la naissance,

Nulle préservation de la petite enfance?

Où est l'évolution pour protéger les gosses? 


Pour affermir les lois on fit des régicides

Qui devaient assurer l'égalité des âmes,

Assurer le soutien aux pauvres faibles femmes,

Alors pourquoi parle-t-on de féminicides?

 

On nous avait promis un avenir radieux,

Plus d'interdits, d'édits, de contraintes, de maîtres ,

Célébrons l'existence et disparaisse l'Etre..

Comme il est beau ce monde où l'on a tué Dieu!

 

Nous errons lamentables, seuls, dépossédés,

Atterrés du néant qui bientôt se profile ,

Attendant notre mort, agités, immobiles,

Mutiques ou hurlants comme des possédés. 


Je les ai entendues moi les vaines promesses,

Les menaces de bombe et la guerre à venir,

La seule certitude de mon avenir , 

C'est la fin de mes jours après l'ultime messe.

 

Que vous dire à mon tour? La jeunesse a un temps,

On croit la joie durable quand les sens exultent,

Ce que le coeur croyait, souvent le corps l'occulte...

Mais qu'importe! Voici qu'apparaît le printemps! 



 

 

 

jeudi 20 février 2025

Guerre remédique

 

 

François de Nomée, le sac de Troie

 

Nous sommes des soldats, des archers de naguère,

Amputés de nos doigts, sanglants mais survivants,

Spoliés, privés de droits, affaiblis; résistants,

Prêts à offrir nos vies pour une sainte guerre.

 

Qu'on nous fasse l'aumône de ce qui est vrai,

Nous aimons la beauté de chaque créature,

Nous admirons l'artiste auteur de la nature,

Qui seul séparera le bon grain de l'ivraie.

 

Cessons de savourer les fruits du maudit arbre,

Ce vieil orgueil pourri, la pomme empoisonnée,

Ramenons au seul Bien notre âme emprisonnée 

Avide d'écrits purs, lassée de vains palabres.

 

Fi du mensonge odieux d'un monde en porte à faux,

Nous souffrons du refus de piètres ancêtres,

Du culte de l'objet au détriment de l'être,

C'est Dieu qui nous créa , Lui sait ce qu'il nous faut. 



 

 

 

 

 

samedi 18 janvier 2025

Quid novi? Antiquum, solum antiquum



Gabriel Max: résurrection de la fille de Jaïre


 

Qu'est-ce-que la vraie joie, où git le vrai bonheur ?

Dans la foule enivrée ou dans l'homme qui pense,

Lors des mendicités ou lors des récompenses,

Pour les humilités ou pour les déshonneurs? 


Nous avons tous rêvé de déjouer les Parques,

D'ériger des autels à notre déïté,

De promulguer le culte à des divinités

Sculptées depuis la boue du corps de nos monarques.

 

Nous étions des bouffons créés ex nihilo ,

Incapables d'ajout de coudée à la taille,

Que du menu fretin, du rien, de la  piétaille,

Notre coeur ne voulant verser ni sang ni eau.


Mais il y en eut un, dont le Verbe façonne

D'un souffle , d'un seul mot, toute la création,

Du Dieu de l'univers , sainte procréation,

Et de la Trinité la deuxième Personne,


Pour venir restaurer notre amitié bafouée.

Afin qu'on nous enseigne et que Lui nous sermonne,

Afin qu'on nous absolve et que Lui nous pardonne,

Sur la Croix, jusqu'au bout, notre Dieu s'est dévoué.

 

Je défie les savants, les étoiles du monde

Qui nous ont précédés et nous succèderont ,

De dire le secret alors que tous mourront,

De notre éternité que seul l'avenir sonde.



https://youtu.be/IUX0wmbqKPA?si=Z9FND4b9xNshN_WS



 


 

                                             


mardi 14 mai 2024

L'inelligence artificielle mord déjà la poussière

 enluminure

 

 Enluminure d’un manuscrit de Bible française (Codex Vindobonensis), vers 1250 (Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne).

 

 

Qui pourra recréer L'aurore et la ténèbre,

Le jour épanoui au zénith flamboyant,

Le crépuscule sang,chien et loup aboyant,

Annonciateur nocturne en sa marche funèbre;


Qui pourra dessiner le tissu morcelé

Du grand manteau criblé de la voûte stellaire,

Ocellé d'yeux dorés des astres gémellaires,

Lucioles dans les cieux, bougies amoncelées.

 

Pourra-t-on séparer l'océan de la terre,

Apposer la frontière entre la flamme et l'air,

Imposer le solide à de fluides  éthers,

L'immensité liquide aux vapeurs délétères.

 

Quel Verbe nommera chacun des animaux,

Sa forme ou sa couleur,la variété sublime,

L"immense,le moyen, le tout petit, l'infime,

Les splendides ou laids, étranges, anormaux.

 

Quiconque sinon Dieu aurait conçu un homme,

L'eût tiré de la boue, l'eût aimé jusqu"au bout,

Lui insufflant la force de tenir debout,

De résister parmi tant de bêtes de somme.




 https://youtu.be/wxBO28j3vug?si=mh0_McmIHtoB443g

 

 



dimanche 31 mars 2024

Caprices des déesses

 Histoire de la royauté dans le monde | Point de Vue

 

 Georges Gower, Portrait de la reine Elizabeth première

 

Sa Majesté se croit déjà reine des lieux,

Dans chacun des domaines déjà elle s'ose,

Déjà elle s'insère et se métamorphose

Risquant une overdose elle brave les cieux.


Sa majesté se croit une libératrice,

Ecrivant dans les traces des vrais écrivains,

Peignant ses longs cheveux et croyant qu'elle peint,

Sa majesté renie son rôle de matrice.


Sa majesté nous lasse au lieu de délasser,

Ses revendications d'un niaiseux féminisme,

Entre son sexe faible et l'homme créent un isthme,

Que même un fier corsaire peine à dépasser.


Sa majesté s'incline et se sait bien petite

Devant l'unique Verbe dont elle est l'objet,

Un complément minable, inutile sujet,

Qui espère du ciel devenir la pépite.

 




lundi 12 février 2024

Ce que l'on envoie valser

 Félix VALLOTTON (1865-1925), La Valse, 1893, huile sur toile, 61 x 50 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel

 

Felix Valloton: la Valse

 

 

 Cet air ne pourra jamais sortir de ma tête,

Lors de notre rencontre, il faisait presque nuit,

Nous allions toi et moi étirer notre ennui

Attirés par les feux de fatidiques fêtes.


Lors de notre rencontre il faisait presque nuit,

 Que des soirs enchanteurs aux matins de défaites,

Attirés par les feux de fatidiques fêtes,

C'est le vin qui réjouit, c'est le devin qui nuit.

 

Que de soirs enchanteurs aux matins de défaites,

Quand les lits sont défaits lorsque sonne minuit,

C'est le vin qui réjouit, c'est le devin qui nuit.

Comme ils sont douloureux les décrets des prophètes.


Quand les lits sont défaits lorsque sonne minuit,

Sonne le jugement des dernières trompettes;

Comme ils sont douloureux les décrets des prophètes,

Dans les vapeurs d'alcôve l'amour s'est enfui.




mercredi 15 novembre 2023

Tous hum...hein?

 






 Reproductions De Peintures L`Ange de l`Apocalypse, 1805 de William Blake (1757-1827, United Kingdom) | ArtsDot.com

En l"honneur de mon fils Raphaël, archange entré au séminaire pour y devenir prêtre selon l'ordre de Melchisédech , que Dieu le protège.

Blake: L"Ange de l"Apocalypse

 

 Vraiment, ignorez-vous votre destin funeste?

Vous semblez négliger quel est le sort commun.

Vous  allez tous périr, désintégrés comme un 

Anonyme hameau déconstruit par la peste. 


Nul n'en réchappera, vous n"avez pas d'issue

Par pitié ne basculez jamais dans la haine,

Nul avenir pour toutes vos révoltes vaines ,

Suçant tout votre sang, insatiables sangsues ;

 

Dociles, vous frappez l'alter ego, le frère

Qui n'est ni l'ennemi ,ni l'essence du mal ;

Pourquoi chasser sa chair ainsi qu'un animal?

Locataires terriens, les guerres terrifièrent

 

Vos nuits cauchemardesques hantées de remords.

Votre conscience souffre écrasée de péchés ,

Le jugement dernier est un parcours fléché

Dont la destination unique est votre mort.


En cette nuit fatale où la lueur s'éclipse,

Mon sourire offre au ciel un lunaire croissant

Où le soleil se fond en horizon de sang,

Le feu qui se faufile c'est l'apocalypse.