Turner: Shadrak, Neshak et Abed Nego dans la fournaise ardente.Mea culpa, car j' ai plus d' enfants que de dents...
Par pitié pardonnez la mère iconoclaste,
L' infanticide dame aux lames aiguisées,
L'infâme préceptrice aux âmes déguisées,
Guerrière maïeutique, va , détruis, dévaste!
Je hais les nourrissons, hurlant, tels des damnés,
L' adolescent rebelle n' est pas de ma caste,
Les femelles pubères aspirant aux fastes
N' exhalent des fatales qu' un succédané.
Ces nains se croient géants, pauvres petits Narcisses,
Noyés aux noirs fluides d' orgueils ténébreux,
Toujours plus niais, plus vils, plus impies, plus nombreux,
Ignorants des vertus mais adeptes des vices;
Sertis de certitudes, ceints de singerie,
Ces donneurs de leçons aux bouches chrysostomes,
Ne savent ni volume, ni page , ni tome,
Mais croient redécouvrir les ors des vieilleries.
Or moi de race ancienne le fier rejeton,
Ambitionnant l' estoc, le poison, la noyade,
J' aspire à me mouvoir, maléfique naïade,
Au sein du génocide de ces avortons:
Briser leurs os débiles dans leur corps malingre,
Griffer leur peau laiteuse de larve avortée,
Uriner le déluge aux minables portées
Qu' Asmodée inspira, jouant son violon d ' Ingres...
Ils portent des adultes toute fatuité...
Je ne m' attendris pas, je vois leur avenir,
Figé dans le glacier, dans l' ombre , le menhir,
S' ils nient l' éternité, c' est la perpétuité.





