Stearns: farmer ( il s' agit de Georges Washington, inspectant ses esclaves, badine à la main)Va tendre ton poitrail aux meutes qui te raillent,
Héros d' un jour défunt voué au crépuscule,
Ton histoire avortée s' écrit en minuscules
, Ponctuée de tes poings criblés par la mitraille.
La fleur de nos pavés, un triste maréchal
Constitua ce grand oeuvre dans tous ces états,
Paraphé de ton sang négrier, gros bêta,
Tes pères t' ont vendu, pondant le plan Marshall...
Pas un Juif immigré pour mettre le hola,
Le génocide indien fut le pacte des Loges,
Un règne de crapules que rien ne déloge
Nous noie dans un déluge de coca cola,
Mêlant le mal immonde au purin puritain.
Pauvre Joe disgracié, ta femme fait la belle,
Tu touches ta pension mais elle se rebelle
Croyant se libérer en faisant la putain.
Quelque secte démente lui promet le ciel,
L' air du temps lui ordonne de dominer l' homme,
D'effacer mômes et mari d' un coup de gomme,
Pour se greffer un utérus artificiel.
Amère loque cousue de lambeaux d' Incas,
Après la défec..tion d' un pape incontinent,
Il manquait ce fleuron au fourbe continent:
Un Jésuite argentin...Nul doute, c' est un cas.
Quant à ton président à l' unanimité,
Je le goûte aussi peu que mon laiteux fromage
Ou que l' autre Italien, parodiques rois mages
D' un vieux mythe émietté comme un drapeau mité.




