dimanche 30 mars 2025

Mais à part ça tout va très bien!

 Franz von Stuck (1863-1928), Les sons du printemps, 1910, huile sur panneau, 89 x 89 cm, collection privée. Image du domaine public

 

Franz Von Stuck, les joies du printemps

 

On annonce une hausse des cancers précoces,

Autrefois les enfants mouraient à la naissance,

Nulle préservation de la petite enfance?

Où est l'évolution pour protéger les gosses? 


Pour affermir les lois on fit des régicides

Qui devaient assurer l'égalité des âmes,

Assurer le soutien aux pauvres faibles femmes,

Alors pourquoi parle-t-on de féminicides?

 

On nous avait promis un avenir radieux,

Plus d'interdits, de lois, de contraintes, de maîtres ,

Célébrons l'existence et disparaisse l'Etre..

Comme il est beau ce monde où l'on a tué Dieu!

 

Nous errons lamentables, seuls, dépossédés,

Attérrés du néant qui bientôt se profile ,

Attendant notre mort, agités, immobiles,

Mutiques ou hurlants comme des possédés. 


Je les ai entendues moi le vaines promesses,

Les menaces de bombe et la guerre à venir,

La seule certitude de mon avenir , 

C'est la fin de mon monde après l'ultime messe.

 

Que vous dire à mon tour? La jeunesse à un temps,

On croit la joie durable quand les sens exultent,

Ce que le coeur croyait, souvent le corps l'occulte...

Mais qu'importe! Voici qu'apparaît le printemps! 



 

 

 

jeudi 20 février 2025

Guerre remédique

 

 

François de Nomée, le sac de Troie

 

Nous sommes des soldats, des archers de naguère,

Amputés de nos doigts, sanglants mais survivants,

Spoliés, privés de droits, affaiblis; résistants,

Prêts à offrir nos vies pour une sainte guerre.

 

Qu'on nous fasse l'aumône de ce qui est vrai,

Nous aimons la beauté de chaque créature,

Nous admirons l'artiste auteur de la nature,

Qui seul séparera le bon grain de l'ivraie.

 

Cessons de savourer les fruits du maudit arbre,

Ce vieil orgueil pourri, la pomme empoisonnée,

Ramenons au seul Bien notre âme emprisonnée 

Avide d'écrits purs, lassée de vains palabres.

 

Fi du mensonge odieux d'un monde en porte à faux,

Nous souffrons du refus de piètres ancêtres,

Du culte de l'objet au détriment de l'être,

C'est Dieu qui nous créa , Lui sait ce qu'il nous faut. 



 

 

 

 

 

samedi 18 janvier 2025

Quid novi? Antiquum, solum antiquum



Gabriel Max: résurrection de la fille de Jaïre


 

Qu'est-ce-que la vraie joie, où git le vrai bonheur ?

Dans la foule enivrée ou dans l'homme qui pense,

Lors des mendicités ou lors des récompenses,

Pour les humilités ou pour les déshonneurs? 


Nous avons tous rêvé de déjouer les Parques,

D'ériger des autels à notre déïté,

De promulguer le culte à des divinités

Sculptées depuis la boue du corps de nos monarques.

 

Nous étions des bouffons créés ex nihilo ,

Incapables d'ajout de coudée à la taille,

Que du menu fretin, du rien, de la  piétaille,

Notre coeur ne voulant verser ni sang ni eau.


Mais il y en eut un, dont le Verbe façonne

D'un souffle , d'un seul mot, toute la création,

Du Dieu de l'univers , sainte procréation,

Et de la Trinité la deuxième Personne,


Pour venir restaurer notre amitié bafouée.

Afin qu'on nous enseigne et que Lui nous sermonne,

Afin qu'on nous absolve et que Lui nous pardonne,

Sur la Croix, jusqu'au bout, notre Dieu s'est dévoué.

 

Je défie les savants, les étoiles du monde

Qui nous ont précédés et nous succèderont ,

De dire le secret alors que tous mourront,

De notre éternité que seul l'avenir sonde.



https://youtu.be/IUX0wmbqKPA?si=Z9FND4b9xNshN_WS



 


 

                                             


mardi 14 mai 2024

L'inelligence artificielle mord déjà la poussière

 enluminure

 

 Enluminure d’un manuscrit de Bible française (Codex Vindobonensis), vers 1250 (Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne).

 

 

Qui pourra recréer L'aurore et la ténèbre,

Le jour épanoui au zénith flamboyant,

Le crépuscule sang,chien et loup aboyant,

Annonciateur nocturne en sa marche funèbre;


Qui pourra dessiner le tissu morcelé

Du grand manteau criblé de la voûte stellaire,

Ocellé d'yeux dorés des astres gémellaires,

Lucioles dans les cieux, bougies amoncelées.

 

Pourra-t-on séparer l'océan de la terre,

Apposer la frontière entre la flamme et l'air,

Imposer le solide à de fluides  éthers,

L'immensité liquide aux vapeurs délétères.

 

Quel Verbe nommera chacun des animaux,

Sa forme ou sa couleur,la variété sublime,

L"immense,le moyen, le tout petit, l'infime,

Les splendides ou laids, étranges, anormaux.

 

Quiconque sinon Dieu aurait conçu un homme,

L'eût tiré de la boue, l'eût aimé jusqu"au bout,

Lui insufflant la force de tenir debout,

De résister parmi tant de bêtes de somme.




 https://youtu.be/wxBO28j3vug?si=mh0_McmIHtoB443g

 

 



dimanche 31 mars 2024

Caprices des déesses

 Histoire de la royauté dans le monde | Point de Vue

 

 Georges Gower, Portrait de la reine Elizabeth première

 

Sa Majesté se croit déjà reine des lieux,

Dans chacun des domaines déjà elle s'ose,

Déjà elle s'insère et se métamorphose

Risquant une overdose elle brave les cieux.


Sa majesté se croit une libératrice,

Ecrivant dans les traces des vrais écrivains,

Peignant ses longs cheveux et croyant qu'elle peint,

Sa majesté renie son rôle de matrice.


Sa majesté nous lasse au lieu de délasser,

Ses revendications d'un niaiseux féminisme,

Entre son sexe faible et l'homme créent un isthme,

Que même un fier corsaire peine à dépasser.


Sa majesté s'incline et se sait bien petite

Devant l'unique Verbe dont elle est l'objet,

Un complément minable, inutile sujet,

Qui espère du ciel devenir la pépite.

 




lundi 12 février 2024

Ce que l'on envoie valser

 Félix VALLOTTON (1865-1925), La Valse, 1893, huile sur toile, 61 x 50 cm. © MuMa Le Havre / David Fogel

 

Felix Valloton: la Valse

 

 

 Cet air ne pourra jamais sortir de ma tête,

Lors de notre rencontre, il faisait presque nuit,

Nous allions toi et moi étirer notre ennui

Attirés par les feux de fatidiques fêtes.


Lors de notre rencontre il faisait presque nuit,

 Que des soirs enchanteurs aux matins de défaites,

Attirés par les feux de fatidiques fêtes,

C'est le vin qui réjouit, c'est le devin qui nuit.

 

Que de soirs enchanteurs aux matins de défaites,

Quand les lits sont défaits lorsque sonne minuit,

C'est le vin qui réjouit, c'est le devin qui nuit.

Comme ils sont douloureux les décrets des prophètes.


Quand les lits sont défaits lorsque sonne minuit,

Sonne le jugement des dernières trompettes;

Comme ils sont douloureux les décrets des prophètes,

Dans les vapeurs d'alcôve l'amour s'est enfui.




mercredi 15 novembre 2023

Tous hum...hein?

 






 Reproductions De Peintures L`Ange de l`Apocalypse, 1805 de William Blake (1757-1827, United Kingdom) | ArtsDot.com

En l"honneur de mon fils Raphaël, archange entré au séminaire pour y devenir prêtre selon l'ordre de Melchisédech , que Dieu le protège.

Blake: L"Ange de l"Apocalypse

 

 Vraiment, ignorez-vous votre destin funeste?

Vous semblez négliger quel est le sort commun.

Vous  allez tous périr, désintégrés comme un 

Anonyme hameau déconstruit par la peste. 


Nul n'en réchappera, vous n"avez pas d'issue

Par pitié ne basculez jamais dans la haine,

Nul avenir pour toutes vos révoltes vaines ,

Suçant tout votre sang, insatiables sangsues ;

 

Dociles, vous frappez l'alter ego, le frère

Qui n'est ni l'ennemi ,ni l'essence du mal ;

Pourquoi chasser sa chair ainsi qu'un animal?

Locataires terriens, les guerres terrifièrent

 

Vos nuits cauchemardesques hantées de remords.

Votre conscience souffre écrasée de péchés ,

Le jugement dernier est un parcours fléché

Dont la destination unique est votre mort.


En cette nuit fatale où la lueur s'éclipse,

Mon sourire offre au ciel un lunaire croissant

Où le soleil se fond en horizon de sang,

Le feu qui se faufile c'est l'apocalypse.