jeudi 29 décembre 2011

Le temps dresse un port très doux

Swynnerton: Cupidon et Psyché.


Je hais les arbres creux, le bois tordu me navre,
A bas les rameaux secs pleins de bourgeons morts nés,
Les lignes effacées des feuilles écornées,
Où donc est le verger plus paisible qu' un hâvre?

Le freluquet m' ennuie, le séducteur déprave,
Le glaive émasculé dont ils se croient armés
N'a rien du puissant muscle dont je suis charmée,
Où se cachent les fruits gardés par l' homme brave?

Les mots brisés en sons se perdent en palabres,
L' écho renvoie sans fin tant de balles perdues,
Toutes les faussetés sur les lèvres mordues,
Où sont les vérités plus tranchantes qu' un sabre?

Notre terre mourante qui n' es pas aux cieux,
De déserts silencieux en cités qu' on délabre,
Entre voûte muette et océans de marbre,
Où donc est le sauveur de tes cercles vicieux?

Ce cri m' a tant hantée aux longues agonies,
Mais où donc étais-tu? Vois comme mon corps tremble!
J' attendais en moins grand quelqu' un qui te ressemble:
L' origine et la fin, entre deux, l' harmonie.


2 commentaires:

  1. Quel plaisir de te lire à nouveau et merci de nous faire partager ton magnifique univers musical.Je te souhaite un bon bain de Lumiere pour 2012.
    Bizz

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  2. Tu m' as retrouvée! Ravie de t' accueillir ici,Christophe!

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Lâche toi de toute façon tu es modéré...